the black weekend, 7ème du nom, impitoyable

Par Jag

On restait groupé avec les filles, sous les faisceaux des lasers, quand le son et la danse des corps se rejoignent pour donner un truc irréel, un intermède d’éternité enveloppé par une transe primitive. Oh, ça va, vous n’allez pas faire les effarouchés, on sait bien ce qui se passe quand l’obscurité masque les apparences. En tout cas, il y en a qui ont eu leur lot de folklore électronique et de live. On pouvait les croiser le soir à l’apéro d’Hypnolove et de Greg Boost, aux concerts de Sashienne et de Jabberwocky, puis dans le chant des lumières multicolores enveloppant les sets de Jennifer Cardini et de Steffi, avant de les perdre au bout de la nuit… et de les retrouver le lendemain midi à Lognan, sur le domaine des Grands Montets, en plein test sur les atris 178, derniers modèles bi-directionnels à double rocker, ou la nouvelle gamme birdie aux couleurs acidulées, conçue pour les filles, pimpantes, comme si la nuit n’avait eu aucun effets sur elles, des vénusiennes, sans doute. Alors pour reprendre pied, certains se frayaient un chemin vers le bar à mojito, avant de retourner danser, sous ce soleil extraordinaire, au son de Rocky et de We Are Knights. Se laissant délicatement apprivoiser par le rythme, comme si les corps retrouvaient leurs réflexes sous les basses de Michael Mayer et de Luluxpo…  au mépris du poids des chaussures de ski.

Trois jours de musique et de glisse, c’est ce qu’on s’est mangé, et sans se plaindre, en dépit de la pénurie d’heures de sommeil. Alors évidemment avec ce soleil, le ski, ces sons spatiaux, on a eu un peu la tête en orbite. De là à penser que les strates géologiques et l’alignement des planètes s’étaient donnés rendez-vous pour nous permettre d’avoir de la neige et un temps de rêve, il n’y a qu’un pas, et tant pis s’il est de l’ordre du million d’années. Hop. Il suffisait d’être en haut de l’aiguille du Midi, regroupés sur la terrasse nord de cette incongruité humaine, en train de danser à 3840 mètres sous les vibrations de Tale of US et d’Agoria 360, d’assister au plongeon d’un homme-oiseau aux ailes atrophiées à travers un couloir de granit, pour comprendre que tout n’était pas compréhensible et qu’il valait mieux continuer de danser, laissant aux actions vivantes du corps l’apologie d’un week-end sauvage.

Buenas tardes amigos, et à l’année prochaine.  Voici un flot d’images et de films courts pour rester en jambe.

Merci à tous les partenaires !
La Villa Schweppes, Carlsberg, Chamonix-Mont-Blanc, Compagnie du Mont-Blanc, Havana Noche, Sorel, Norrona, Les Aiglons, Les Caves, Original Music Shirt, Jean Lain Automobile, Mixmag, Trax Magazine, Mountain Radio Chamonix, Jeudi, Digitick.com, Resident Advisor and black crows

Merci à tous les bénévoles, au Tcrew pour le Hot Dog Day, à Bertrand, Edouard et José et surtout à tous, à tous d’avoir skié, d’avoir dansé ! Et merci au soleil surtout.

Photos : © Studio Aldo Paredes  jeudi-booking.fr/
camille jaccoux & kenji teshima