ambiance figures libres à l’aise, Hugo et Charlie en black crows venor, oranges de surcroit.

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Julien Regnier interroge Hugo Bourtoumieux

Qui es-tu : Hugo


Age : 24

Occupation : La pelote basque, la rando, franc maçonnerie.


Talent : simulateur


Disciplines : Park, backcountry


Désir physique:  je me pose beaucoup de questions en ce moment….blackcrows_freestyle_venor_viator_SSAM_6573-hugo

Comment s’est passée ta saison à la Plagne, loin de tes Pyrénées natales ?

La saison s’est bien passée, j’ai travaillé dans mon école de ski tout en skiant pour moi les week-ends et quelques semaines. Mes potes sudistes et la bonne bouffe m’ont un peu manqué, mais j’ai reçu des colis et des messages. J’ai aussi travaillé sur plusieurs projets avec Feel Event comme « Shred it with Kevin Rolland ». Tout s’est vraiment bien passé avec en plus de bonnes conditions.

Beaucoup de neige cet hiver, tu as apprécié tes nocta ?


En effet plein de neige cet hiver et les nocta ont pleinement joué leur rôle d’arme de destruction massive. Leur polyvalence me permet de rider avec sérénité un couloir engagé aussi bien qu’un kick en backcountry. Je remercie d’ailleurs Julien Regnier et Camille Jaccoux de m’aider dans ma passion avec du bon matos !

Parle nous un peu de ton travail sur la part Kevin Rolland et Julien Regnier pour PVS.


Ce fut encore une fois une bonne et intense expérience. C’est toujours aussi agréable de travailler avec l’équipe, Julien et Kevin nous ont laissé beaucoup de libertés dans la construction des modules. On a alors pu laisser place à notre créativité et shaper des kicks où et comme on le sentait. Je pense que le rendu va être cool, tout le monde était content même si je reste persuadé que cela aurait été mieux avec David Wise et JP Auclair.blackcrows_freestyle_venor_viator_SAM_6628-hugo blackcrows_freestyle_venor_viator_SAM-charlie bellemin

Encore un peu d’énergie pour aller shooter sur les modules le soir?


Je me suis bien planqué tout au long des journées. Je tenais la pelle, mais je faisais pas mal semblant de bosser à la manière de Max Schuller sur le « Shred It ». La session sunset (‘coucher de soleil’ en français, excusez, il a toujours rêvé d’être américain, NDLR) était vraiment cool et mon pote Samy Chardon a réussi à sortir quelques clichés sympathiques.

Charlie Bellemin a même ridé avec toi. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas grabé ces skis celui-là ?

En effet, Charlie est devenu un bureaucrate qui vit sur ses acquis. Il demeure mon ami par intérêt car il a gardé de nombreux contacts dans le monde du ski. Mais il a tout de même de bons restes et beaucoup de style. J’espère que cette petite session lui aura redonné le goût de jouer avec ses skis !
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Merci à Samy Chardon pour les photos

 

Publié dans ski

blackcrows interview: Oakley White-Allen : au bon souvenir de la terre.

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Au premier abord, pour nous autres habitants du vieux monde, Oakley peut sembler venir d’une planète bien plus lointaine que les États-Unis d’Amérique. Dans son regard, dans le rythme de ses gestes et de sa parole, perce une forme d’énergie intuitive, à la fois mystérieuse et tangible. Certes, Oakley est un très bon skieur chaussé de black crows et bien installé parmi les dix premiers du Freeride World Tour, mais ce joyeux yankee installé à Salt Lake City nous apporte surtout une autre dimension de la pratique du ski. Adepte des fêtes baroques dans le désert, privilégiant l’émotion à la technique, ce joyeux personnage demande volontiers la permission à mère nature avant de glisser le long d’une pente. Dans un monde où la science a pris le pas sur la sensation, où l’on ne peut plus skier sans des accessoires à mille tunes et des sacs à dos explosifs, ça fait quand même du bien de discuter ski et montagne avec un gars sponsorisé par une marque de miel ghanéen.
Oakley White Allen, La Grave, France

On va commencer par ce qui passionne les foules, tu es satisfait de ton début de saison sur le World Tour ?

Oui, je suis très satisfait. Cela dit, le jugement a beaucoup évolué et je n’arrive pas trop à savoir ce que les juges attendent. Mon objectif initial était de faire partie des 10 premiers et je l’ai atteint. Je crois que mes runs ont été originaux et fluides, et j’ai posé tous mes sauts. C’est déjà une grande satisfaction.

Comment se passe l’évolution de ta carrière ?

Je suis arrivé à un point où j’ai besoin d’envisager de nouveaux objectifs. Mec, je me rends compte que j’ai atteint quasiment tous les buts que je m’étais fixé il y a 5 ans. C’est génial. À l’époque, je pensais que ces objectifs étaient présomptueux, quasiment inaccessibles, mais aujourd’hui, avec du recul, je me dis que j’aurais dû viser encore plus haut ! (Il se marre) Alors voilà où j’en suis, vraiment reconnaissant de toutes ces opportunités, et puis surtout heureux de ne pas être blessé car c’est la base de tout. Alors je profite, sachant très bien que rien n’est acquis. J’ai déjà enchaîné les blessures par le passé, alors je sais à quel point il est important d’être en bonne santé.03-OakleyWhiteAllen_2013_www.jeremy-bernard.com-6238

Quels sont tes objectifs aujourd’hui ?

Sans viser trop loin dans l’avenir, mon premier objectif serait de continuer à assurer mes runs sur le tour pour finir dans les 10 premiers et me qualifier pour Verbier. J’ai vraiment envie de skier à nouveau le Bec des Rosses. Pourtant, quand j’y pense, et bien que j’ai vraiment le désir de rider cette face qui correspond à mon type de ski, tout cela semble appartenir au passé. En réalité, mon véritable objectif serait de passer du statut de skieur de compétition à celui de skieur d’image. C’est là le but de ma vie. J’ai suffisamment prouvé, en tant que skieur de compétition, que je suis constant et que je n’ai pas de problème avec la pression. Je peux rester une semaine dans une chambre d’hôtel et, en un claquement de doigt, être prêt à partir. C’est un élément important quand on veut intégrer l’univers de la vidéo. Et puis il y a aussi l’aspect humain. Je suis capable de m’adapter et de rester avec de parfaits inconnus pendant de longues périodes. Ça aussi c’est un aspect important des tournages. Il faut pouvoir se faire de nouveaux amis, arriver à s’accommoder de nouvelles rencontres. D’un coup, les conditions sont là et tu te retrouves à partager une chambre pendant 8 jours avec un gars que tu n’as jamais vu. De ce point de vue, je pense que le tour m’a fait progresser.

Tu as de projets de film avec black crows ?

Oui, on en a pas mal discuter avec Camille et Julien. Des projets de courts intenses avec une forte sensation de vécue. Cela rejoint le type de vidéo que je fais avec Panda Poles (sa marque de bâtons de skis en bambou). Ce sont des formats très intéressants pour la vivacité et l’impact. Il n’y a pas forcément besoin de grosses structures pour faire de belles choses. Ces vidéos internes que l’on retrouve chez les marques de skate, de snow ou de surf permettent de créer vraiment librement car il n’y a pas à satisfaire plusieurs sponsors. La liberté de création est plus large.04_OWH_2013_┬®www.jeremy-bernard.com-6392

Comment se porte Panda Pole ?

Très bien. On est à un point où les commandes dépassent la production. On vend beaucoup aux États-Unis et en Europe, et puis le marché canadien est également en expansion. On s’internationalise beaucoup. Nous continuons à implanter la marque, consolider la tribu, faire en sorte que les produits soit très performants. Après, nous pourrons passer à la vitesse supérieure quand le moment sera venu.

Considérant que black crows fabrique également des bâtons, est-ce que vous avez songé à des passerelles entres les deux marques ?

Non, nous n’avons pas abordé ce sujet. Mais ce serait sans doute une idée de faire quelques éditions limitées. Avec l’esthétique des bâtons en bambou, on peut envisager plein de designs particuliers. On pourrait faire des bâtons très classiques pour une édition spécifique à destination de quelques ambassadeurs.oakley white Allen blackcrows skis jeremy bernard

C’est la deuxième fois que je te croise à Chamonix, est-ce que tu te familiarises avec ses montagnes ?

Oui, l’an passé, je suis venu deux fois, donc c’est ma troisième visite. Je n’ai malheureusement pas encore pu faire les runs les plus prestigieux de ce côté-ci, car le téléphérique de l’aiguille du Midi était fermé quand on avait prévu d’y aller. J’ai néanmoins pu skier côté italien et c’était magique. Mais je ne désespère pas, et puis je me fais de plus en plus de potes qui me proposent de m’emmener. La première fois que je suis venu, j’entendais plein d’histoires sur les runs mythiques du massif, mais personne ne voulait s’embarrasser de moi. Aujourd’hui, c’est différent, de nombreux skieurs me proposent d’être mon guide. D’ailleurs, cela m’a surpris car ce n’est pas la réputation de Chamonix. De ce que j’en savais, les gens d’ici étaient très protecteurs de leurs montagnes. Alors de me sentir accepté est quelque chose de précieux.

Tu aimerais passer une saison ici ?

Totalement, mais ce serait sans doute plutôt deux ou trois saisons. C’est tellement immense ici que c’est plutôt un engagement sur 10 ans. Ce n’est pas un truc à la va-vite.Oakley White Allen 2013 skis blackcrows www.jeremy-bernard.com

Quels sont tes projets pour ce printemps et cet été ?

Concernant le printemps, c’est assez ouvert. Il y a des rumeurs selon lesquelles une production aurait besoin de mes services, alors, sans trop m’enflammer, je laisse la fenêtre ouverte en avril. Mais, si rien n’arrive, j’envisage sérieusement de revenir à Chamonix au mois d’avril pour skier ici et me familiariser avec des techniques d’alpinisme. Je n’avais jamais envisager cela, mais c’est quelque chose d’important pour la sécurité. Et puis ce pourrait aussi être l’occasion de filmer quelques trucs avec black crows.

Tu auras besoin de bosser cet été pour financer ta saison ?

Oui, j’ai encore besoin de travailler. Je suis couvreur d’ardoise dans le Maine et le Vermont. C’est le boulot le mieux rémunéré que j’ai trouvé. Et puis c’est bien pour bosser mon équilibre car je suis toute la journée sur les toits à porter des trucs lourds. Alors c’est un peu comme d’être en montagne, il faut être concentré car tu peux tomber. J’aime aussi m’investir dans la communauté artistique autour de Salt Lake City pendant l’été. Il y a beaucoup de festivals musico-artistiques. Mais je crois que cette année, je vais devoir faire l’impasse et sacrifier mon été. J’ai des projets en ski et je ne veux pas être limité pour des questions de budget. Si je veux aller skier en Alaska, si une production m’invite, il me faudra 10.000 dollars de budget, c’est la règle.Oakley White Allen 2013 blackcrows skis www.jeremy-bernard.com

Tu as la réputation d’avoir une approche spirituelle de la vie, es-tu religieux ?

Non, par définition je ne suis pas religieux, parce que je ne fais partie d’un de ces groupes où les gens pensent de la même manière et adhèrent à la même orientation spirituelle. Ceci est notre livre, ceci est notre coutume…. je n’ai rien à voir avec ce genre de chose. Par contre, je peux aisément dire que je crois en dieu. Qu’il soit singulier ou pluriel, je n’en sais rien. Pour moi, il est clair qu’il y a une force ou même une intelligence qui pilote, sans que je sache si cette force a ou non une conscience pensante. Si elle se dit, ‘oh, voilà mes humains et voici ma terre, et là, ce sont mes fils’. Je ne sais pas si ce dieu pense de cette manière. Mais il y a tellement de formes répétitives et géométriques dans la nature, se fractionnants et se recréants à différents endroits, qu’il y a une sorte de disposition naturelle à ce que la matière, le temps et l’espace s’organisent. On peut également s’en rendre compte par rapport à la trajectoire de vie de quelqu’un. Là aussi, on peut déceler une configuration. Cela m’interroge et je me dis qu’il doit y avoir quelque chose au-delà de notre vision. Quel que soit cette énergie, cela me frappe. Et je peux facilement l’appeler dieu. Sans pour autant adhérer à des idées ‘new wave’, je suis quelqu’un de spirituel.

Est-ce que c’est quelque chose qui t’accompagne en montagne, disons, si tu te retrouves dans une situation dangereuse ?

Oui, je pratique régulièrement des exercices respiratoires et je m’adresse à la montagne. Je m’adresse directement et personnellement à l’énergie de la montagne. Je lui demande la permission de skier et d’être protégé. Je vais lui dire quelque chose du genre : ‘si je la manière dont je te chevauche est offensante et que tu décides de me faire chuter, pourrais-tu m’accorder de revenir  sain et sauf ?’ Ces discussions avec la montagne surviennent surtout quand je suis inquiet. C’est étrange, ce n’est pas un processus réfléchi, quelque chose auquel j’aurais réfléchi. J’ai juste cette tendance à parler à la nature et je parle aux plantes et aux animaux de la même manière. Black Crows skis Oakley White Allen 2013 www.jeremy-bernard.com

Est-ce que cela ne t’amène pas à devenir sensible aux signes, à lire quelque chose dans le vol d’un oiseau par exemple ?

Oui, potentiellement. Mais il faut faire attention car ce genre d’interprétation peut aussi découler de la peur. Plus tu deviens superstitieux et plus tu deviens mystique. Si tu associes le mysticisme avec une peur interne, alors ça peut tourner vinaigre car tu risques d’interpréter n’importe quel présage et de craindre le mauvais œil ou des choses comme ça. Je n’ai pas ce genre de relation avec la peur. Pour moi, tout est positivité et amour. Tout présage est bon, il n’y a pas de mauvais présage. C’est mon corps qui décide s’il faut y aller ou non. Si mon esprit me dit qu’il ne faut pas y aller, je ne vais pas forcément l’écouter, mais si ce sont mes tripes, alors j’écoute. Quand je suis en montagne, j’utilise mes tripes. Il n’y a pas de logique, pas de décision rationnelle. Les pensées rationnelles viennent parasiter mes tripes. Quand mon cerveau et mon cœur me disent que c’est bon, mes tripes disent ‘ok, c’est bon’. Par contre, s’il y a un conflit quelque part, alors mon estomac va dire non. C’est une relation naturelle entre mon être et les montagnes.

Tu penses que c’est quelque chose que beaucoup de skieurs partagent ?

Oui, c’est intéressant. J’en ai parlé à d’autres skieurs, particulièrement avec des anciens, des skieurs qui peuvent avoir le double de mon âge que je croise à Alta ou Snowbird. J’ai découvert qu’ils faisaient la même chose. Ils étaient d’ailleurs surpris que quelqu’un d’aussi jeune puisse avoir ce genre de relation avec les montagnes. Et puis je me suis rendu compte que de nombreux jeunes ressentaient aussi cette relation avec les montagnes. Cela me réjouit car cela implique que la communauté du ski s’ouvre à la magie de la montagne et que ce n’est plus simplement une question de science et de détail. Le sentiment magique, cette sensation qui m’exaltait quand j’étais petit. C’est cela qui m’a incité à dédier ma vie aux montagnes. La sensation, pas la technique, la sensation.Black crows skis Oakley White Allen 2013 ww.jeremy-bernard.com

Et question sensation, tu skies sur quels modèles ?

Pour l’instant, je ne skie que le nocta dans les deux tailles, 176 et 188. Si la neige est délicate, que je m’entraîne à faire de petits sauts ou skie dans des couloirs étriqués, alors je prend les petits. Mais si la neige est bonne et que je veux envoyer de plus grosses barres, alors je prends les 188. Le nocta est vraiment mon ski de prédilection. Un ski large et twin tip, c’est tout ce dont j’ai besoin. Par contre, je rêve d’un ski totalement jumelé. C’est à dire un nocta qui serait symétrique entre la queue et la spatule, même rocker, même shape de chaque côté. Un ski totalement égal à partir du milieu pour être aussi à l’aise en fakie que de face. Mais évidemment, le marché est très restreint pour ce genre d’engin, alors peut-être qu’on pourra travailler sur un prototype.Black Crows Skis Oakley White Allen 2013 www.jeremy-bernard.com-5706-2

Sponsors : Black Crows, Panda Poles, Strafe outwear, Smith optics, Discret hats, Alta Montains and Snowbird Mountains, Aseda honey

Par JAG

Photos merci à : www.jeremy-bernard.com
www.facebook.com/JeremyBernardPhotography

les bâtons black crows entrent en piste

En tant que marque de ski, il nous est apparu judicieux de sortir des bâtons, de ski. Mais ne vous y trompez pas, nos deux modèles sont bien munis d’une tige, d’une poignée et d’une rondelle, mais la ressemblance s’arrête là. Le Furtis et le Meta sont un mélange de design, de qualité et d’efficacité.
Après plusieurs années de recherche, les voilà disponibles en magasin. Mais, direz-vous, pourquoi tant de temps pour sortir des cannes ? Kenji Teshima, responsable développement produit chez black crows, s’en explique.
Par JAGblackcrows_furtis_poles_ski

Ça fait quant même une paille que ces bâtons sont sur le feu, c’est quoi le lézard ?
Kenji : La conception de nos bâtons a été un long cheminement. Nous avons notamment fait des recherches sur la fibre de lin, matériau à la fois très léger et très résistant. Mais il y a eu plusieurs problèmes avec ce composant. Sans entrer trop dans les détails, cela concernait l’assemblage et la surface de la fibre. Au final, sur ces 2 modèles, nous avons privilégié l’aluminium car c’est une valeur sûre. C’est un peu plus lourd, mais c’est vraiment solide et, pour nous, c’est le critère déterminant. Et puis ces deux modèles concentrent de nombreuses nouveautés techniques et, après avoir été largement testés par nos skieurs, ils sont vraiment au point.

Quelles sont les caractéristiques de ces nouveaux venus chez black crows ?
Kenji : Ce sont des bâtons en aluminium, matériau qui associe légèreté et robustesse. Nous avons opté pour un alliage en 7075, le plus résistant qui soit, avec un diamètre de 22mm pour le Furtis et 18mm pour le Meta. En dehors de leur différence de diamètre, ils se distinguent par la longueur de leur poignée, 37cm pour le Furtis et 18cm pour le Meta, et par leur pointe, carbure de tungstène pour le Furtis et acier pour le Meta. Enfin, ils ont la même rondelle, cette fameuse custom crow en nylon de 9cm de diamètre.blackcrows_masturbation_ski_poles_furtis(le long grip du furtis aux multiples utilisations subtiles…)

Techniquement, quelles sont les particularités de ces bâtons ?
Kenji : Plusieurs éléments. Concernant le Furtis, son diamètre de 22mm est vraiment très solide et nous avons privilégié cette sécurité pour la pratique montagne. En ce qui concerne la longue poignée en grip, c’est également une nouveauté. D’une part, cela lui donne un look singulier, mais surtout cela permet une bonne prise en main sur toute la longueur. Là encore, c’est à destination d’une utilisation montagne car on peut varier la hauteur de sa prise de bâton suivant l’inclinaison des pentes. Et pour finir, sa pointe en carbure de tungstène permet une excellente accroche sur tous types de surfaces, même la glace et le rocher. Concernant le Meta, on peut le considérer comme le petit frère. C’est un modèle plus accessible destiné à toutes les pratiques. Son diamètre de 18mm le rapproche des bâtons que l’on a l’habitude de voir, mais il bénéficie lui aussi des avancées technologiques de son grand frère.poles_blackcrows_bag_ski

Justement, quelles sont les points communs aux deux modèles ?
Kenji : Outre l’alliage 7075 et le matériau des tubes en mousse de la poignée en grip, il y a le capuchon amovible qui permet d’enlever la dragonne. On peut ainsi se servir du bâton comme d’un tube, soit pour tester le manteau neigeux, soit pour le planter dans la neige afin de se libérer les mains ou pour se sécuriser, ou encore pour le glisser derrière le sac à dos en cas de besoin. Et enfin, il y a la rondelle. On voulait personnifier ce bâton par rapport à la concurrence où toutes les rondelles se ressemblent. On a beaucoup travailler pour obtenir ce résultat, soit un matériau qui demeure souple par grands froids, tout en étant très solide. De mon point de vue, cette rondelle constitue la plus forte identité de nos bâtons.

Et toutes ces recherches sur les matériaux composites, c’est un coup de bâton dans l’eau ?
Kenji :Pas du tout. Nous continuons à chercher le meilleur équilibre entre solidité et légèreté. Nos expérimentations et nos recherches sur les composites nous serviront. Wait and see…kenji_teshima_action_blackcrows_ski_Blog(Kenji en plein travail sur le développement du bâton furtis )

batons_blackcrows_detailles black crows meta et furtis. Mikado.

Disponible en ligne sur : http://www.blackcrows-skis.com/index.php?option=com_content&view=article&id=331%3Abuy-online&catid=1%3Aski&Itemid=63&lang=fr