la nuit black métal version Italienne. Biella, le 4 décembre, Italie.

en version originale de la langue. MOV-ING BIELLA Via Milano 30

Alle porte di un nuovo inverno, preghiamo tutti per la neve .  Quando in autunno le prime nevicate imbiancano le cime percepiamo un forte sentimento fatto di ricordi ed eccitazione che ogni anno viene rinnovato da nuove esperienze, incontri , risate, momenti intensi che a volte ti fanno dimenticare le vicissitudini della  vita quotidiana . Questa sera vi invitiamo a guardare, ascoltare e condividere attraverso brevi film , foto e testimonianze le nostre avventure invernali, un tuffo nei bassi fondi della « scene Chamoniarde » e italiana per inaugurare la stagione fredda .

info : http://www.formemetalliche.it

black crows interview. Nathan Wallace : l’enfant sauvage

blackcrows wallace bondage

Cerné par la reconnaissance et décidé à ne pas se laisser envoûter par les fariboles, le Californien met son quotidien en scène à travers ses edits vidéos et filme sans embarras la grande tartufferie du ski. Un monde merveilleux fait de runs de poudreuse, de pentes raides, de cris de joie, d’envolées métaphysiques et de boites en sapin. Sus aux voix off et aux bonnes mœurs !
Le ski est un jeu, les skieurs de grands enfants et la comédie n’a rien de dramatique.

Qu’est-ce que tu cherches à montrer à travers tes vidéos ?

Le message véhiculé par la plupart des vidéos de ski ne correspond pas à ma vision et voulais montrer ma vision. Tout ça n’est pas très sérieux. Le ski ce n’est rien et tout à la fois. D’ailleurs, j’aimerais bien arrêté, mais je suis accro. Je suis là depuis trop longtemps pour me prendre trop au sérieux par rapport à ce que je fais et ce que j’aime. Le truc qui a vraiment changé par rapport à mes années de jeunesse, c’est qu’aujourd’hui je veux montrer et partage ma vision du ski et de Chamonix à travers la vidéo. Ce qu’on nous montre de la haute montagne et du ski extrême est toujours sombre et sinistre, or, pour moi le ski est quelque chose de gai et de lumineux. Ce n’est pas du tout sinistre. Mes vidéos montrent des gens en train de s’éclater. Et comme les gens aiment voir des gens qui partagent un bon moment, mes petits trucs ont un certain succès. D’ailleurs quelque chose se passe dans la vidéo, les gens n’ont plus envie d’attendre un an. Ils veulent voir des vidéos au cours de l’hiver et c’est ce qui fait le succès des épisodes web. Alors je continue avec l’envie de progresser techniquement.

nathan wallace by chris figenshau

Tu as une certaine réputation, celle d’un skieur-montagnard, d’un gars près pour toutes les aventures. Pourtant tu refuses l’étiquette du skieur extrême. Où te situer ?

Il y a des skieurs qui ont un plan de carrière. Leurs raisons sont claires et leurs mouvements précis. Ils ont une vraie motivation. Ils doivent faire parler d’eux, ouvrir des trucs, montrer qu’ils sont toujours au top. Je les respecte. De mon côté, j’ai fait quelques belles lignes, mais je m’éclate surtout à skier en poudreuse avec des amis. Pour moi, la meilleure journée ce n’est pas d’avoir été sur le fil, mais de m’être éclaté. Ce n’est pas la même motivation.

Chamonix, tu es arrivé en 1999 et tu reviens toujours, qu’est-ce qui te fascine ici ?

C’est la foire aux monstres (freak show). Ici, tu as des lycéens et des mecs de plus de 50 ans qui skient les mêmes runs et se retrouvent dans les bars le soir. Il y a un véritable mélange de générations. Si je devais faire un parallèle avec les États-Unis, on retrouve un peu cette essence à Jackson Hole. Là-bas aussi, il y a une histoire qui a donné une âme à la ville, mais c’est moins vieux et cela reste différent. Non, il n’y a rien de comparable à Chamonix.

Tu es chez Black Crows depuis le début de l’aventure. Quel regard portes-tu sur la marque ?

Le fait d’être avec une marque indépendante m’apporte la liberté. Je n’ai pas à suivre la mentalité du groupe comme j’y serai contraint avec une grosse boîte. Regardez, chez Black Crows les meilleurs contrats sont signés par les plus vieux. C’est à l’encontre du système ! Cela dit, je pense que l’avenir appartient aux marques indépendantes. Elles sont populaires et le seront encore davantage parce qu’elles permettent aux skieurs d’exprimer ce qu’ils sont, des skieurs indépendants. Aujourd’hui, le ski est à nouveau un sport cool, comme le snow, et c’est grâce aux petites marques qui donnent du souffle. Black Crows, c’est l’avenir.

Quelles sont tes armes ?

Je skie le corvus 176 pour la pente raide et la randonnée, et le Nocta dans les deux tailles pour la poudre et la randonnée. Ce sont de supers skis, je n’ai besoin de rien d’autre.

nathan wallace by chris figenshau

photo skis : Chris Figenshau