Boum

Apparemment ça a tapé.

10.03.2009

Jeremy Prevost a encore attaqué fort. Après une grosse grosse barre, lors du contest de Nendaz pour les qualifications au World Tour, Jeremy a disons impacté la matière avec ces Corvus.

Mais tout le monde va bien et était content.

Merci à David U. Zappa pour la photo.

Photo : David U. Zappa

www.duzimage.com

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Les Boys ont fait bonne impression

Freeride World Tour Qualification, Février 2009. Chamonix. Par Bruno Compagnet.

19.02.2009

Bon je ne traduit pas le titre en Français. Parce que traduire Freeride, c’est déjà obscure…

En février 1994, Tim Barnett, aidé de quelques bénévoles dont Anselme Baud chez les Juges, organisait sur les pentes de l’Hôtel à Chamonix la première compétition de Freeride en France … Quinze ans plus tard, un nouvel événement est organisé sur ces mêmes pentes, juste retour des choses, après tout pour l’Europe c’est d’ici que tout est parti, et l’on peut légitimement se demander comment le World Tour peut se dérouler sans une épreuve sur Chamonix !? Ca serait un peu comme organiser les Championnats du Monde de Surf sans une épreuve à Hawaï , quelle crédibilité aurait un tel circuit sans la consécration dans le saint du saint, devant les personnes qui ont fait ou qui font encore l’histoire de cet art …

Bien au chaud dans ma doudoune d’expédition, je me laisse mollement glisser vers la butte des juges que je trouve étrangement située parrapport aux trois options de départ, mais peu importe le soleil brille et j’espère simplement que nos rideurs auront choisi deslignes  » visibles  » par tous. Un parking difficile ( damned ! ) m’a fait louper le run de Jérémie Prévôts ( ! ), notre jeune recrue qui a très faim ; mais Jean-François Blanc et Mathieu Ross de Skimag m’expliquent qu’il a bien skié, il me pointe sa trace qui sort entre les rochers et s’envole après une courbe bien appuyée sur la dernière barre, impressionnant. Un bon dossard n’aura rien rapporté de bon à Mike Lamy qui n’a pas skié ce jour-là , étrange quand même une compétition à la maison çam’a toujours donné envie de sortir les griffes.

Christian Bjork le Suédois aura été probablement le plus rapide sur le haut, à tel pointque je me suis demandé s’il n’était pas hors contrôle à un moment, mais non, dommage en tout cas qu’il chute sur la fin.

Les runs se suivent, s’enchaînent, assez monotones chez les filles et les amateurs, je suis désolé mais à part quelques descentes je n’airien vu de super transcendant, hormis l’audace et la faim d’un skieur tchèque adepte de bons gros sauts. Nous sommes maintenant un petitgroupe de potes à commenter entre nous pour le plaisir les différentes prestations… La dernière barre la plus visible a étéconsciencieusement dropée , mais depuis quelques passages le champ de mines et les impacts qui parsèment la réception n’ont pas permis auxquatre derniers concurrents de poser leur sauts, des rochers sont même apparus et le dernier candidat a mis un long moment à se relever…

Un peu inquiet parce que Loïs Robatel a prévu cette option et pas la plus petite puisqu’il prévoit de tout sauter dans l’axe ! Je chope monportable mais ça ne répond pas. Je demande à JF sa radio mais sans succès là-aussi. Jérome Rubi qui a saisi le sens de mes propos appelledirect les trois starters pour qu’ils informent les mecs encore là- haut que la dernière barre n’est plus praticable…

Les choses suivent leur cours et c’est au tour de Loïs de skier de manière propre et rapide la première partie et de venir se placercomme il l’a prévu dans l’axe pour la dernière barre, je n’ai pas le temps de dire non, qu’il est déjà en l’air, pose à un mètre cinquantede la paroi après un bon gros fly , dans la seule poche de neige restante et il repart finir son run. La vache ! Je me suis levé et lesautres aussi. Ce jour-là les Crows étaient bien représentés puisque que c’est maintenant Sylvain Authier qui skia vite et bien, sans oublierde placer de bons sauts techniques, dommage qu’un final un peu moins fort que la première partie ne valorise pas son run.

Les prestations d’Aurélien Ducroz et de Seb Michaud nous auront un peu séparés dans les pronostics et les résultats, on débat avec Rémi Lecluse, venu en Famille après avoir été skier le couloir de l’ENSA avec Soan son fils agé de dix ans… Philou Azaïs, qui a quelques images, Key Petersen , Stian Hagen et Andréas, et tous ceux qui glissent sur les pentes de la Vallée sont quasiment là . Au fond de moi je suis content et même fier de ce que j’ai vu aujourd’hui, les Crows ont skié et on sait mieux à quoi s’en tenir maintenant

A la fin de la journée en enlevant mes peaux, je me suis quand même demandé si depuis le temps ce ne sont pas les critères de jugement qui fixent les standards du ski libre et non pas le ski libre qui fixe les standards de compétition ? Il y a forcément des deux et même si l’évolution des skis permet aussi, c’est vrai, aux skieurs d’être plus créatifs et surtout plus à l’aise dans des neiges difficiles, il ne fautpas oublier que la puissance des courbes, la maîtrise de l’air et le contrôle de soi doivent rester les piliers du Freeski. Je pensais à ça en remontant avec mes potes Oli et Asmus vers un superbe run caché .

Comme quoi le ski fait penser. Apparemment. C’est magnifiquement beau dans la clarté obscure de la raison de soi.

4 Crows dans les 11 premiers… :

5 : Loïs Suisse Robatel

7 : sylvain Authier

8 : Christian Björk

11: Jérémy Prevost

http://www.freeridechamonix.com/

Photo : Philou Azaïs / upstairs.fr

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